Leurres infrarouges

4 mars 2010 par Optro & Défense | Print Leurres infrarouges

Dans le cadre du plan de relance de l’économie, la Direction Générale de l’Armement a notifié, en mai dernier, à la société Etienne Lacroix Défense & Sécurité  (présentation de l’entreprise à venir sur notre site, sinon se référer à leur site officiel) un marché d’amélioration de l’autoprotection par leurres infrarouges des hélicoptères des trois armées, pour un montant de 13,5 millions d’euros.

leurre infrarouge hélicoptère militaire IR

Un plan de relance qui n’oublie pas la Défense

Rappelons ici que le volet défense du plan de relance de l’économie représente 2,4 milliards d’euros et a permis notamment d’augmenter de 10% les crédits consacrés aux équipements en 2009.

Cette commande représente 68 500 heures de potentiel productif d’ingénieurs, techniciens et ouvriers, soit l’équivalent d’environ 25 personnes travaillant à temps plein pendant un peu moins de deux ans, chez l’attributaire du marché et ses nombreuses PME sous-traitantes. Elle intervient par anticipation de travaux prévus par la loi de programmation militaire 2009-2014.

Le marché porte sur le développement et la fourniture de nouveaux leurres infrarouges contre les missiles anti-aériens à très courte portée de dernière génération. Il prévoit également la conception des futurs leurres adaptés aux prochaines menaces missiles.

Comment ça marche, un leurre infrarouge?

Pour échapper à une menace, un aéronef visé peut éjecter un ou plusieurs objets (des leurres) constitués d’un matériau dégageant une forte chaleur en se consumant. Ceci a pour effet de détourner les armements hostiles se guidant sur la signature thermique de leurs cibles. Les leurres sont donc des systèmes de contre-mesure utilisé comme autodéfense qui peuvent être employés à titre préventif ou en réaction à une attaque.

Dans le cas d’un emploi préventif, la tâche principale du leurre est d’abaisser le contraste optique ou thermique de la scène, nécessaire pour détecter et poursuivre la cible, jusqu’à un niveau suffisamment bas pour qu’il ne puisse être exploitable par le capteur du missile.

Dans le cas d’une mise en œuvre par réaction à une attaque, le leurre doit imiter la signature de la cible déjà suivie par le missile pour rediriger le capteur adverse vers le leurre qui devient à partir de ce moment la « proie » la plus intéressante.

Les leurres IR contiennent des charges pyrotechniques ou des charges solides facilement inflammables. Lorsque la charge est mise à feu, cela déclenche une réaction exothermique importante qui provoque un dégagement de chaleur et de fumée plus ou moins fort (et visible) en fonction de la composition chimique de la charge. On se référera à l’article de wikipédia ici pour plus de détails.

C’est donc le jeu du bouclier et de l’enclume qui déroule. Les leurres essayant de s’approcher au plus des signatures IR des objets qu’ils protègent et les autodirecteurs qui doivent discriminer leur objet d’intéêt dans une scène IR toujours plus complexe!

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Source :
communiqué de presse du site officiel de la DGA

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