Grenade de reconnaissance optique

9 février 2010 par Optro & Défense | Print Grenade de reconnaissance optique

Grenade ISLLes informations des zones masquées sont indispensables à la maîtrise et la supériorité sur le terrain. Un des inconvénients des mini-drones est leur faible vitesse de décollage et de déplacement, entrainant un retard significatif entre la demande et la réception de l’information.

Pour s’en affranchir, l’Institut de recherche de Saint Louis (ISL) a développé une grenade de reconnaissance militaire de 40 mm tirée par un pistolet apportant les données en quelques secondes. Lancée au-dessus de la zone d’intérêt, une sous-munition avec parachute est éjectée. Équipée d’un capteur d’image et d’une liaison radio, elle transmet à l’utilisateur les images de la scène observée.

Différentes compositions pyrotechniques ont été étudiées pour le système d’éjection ainsi qu’un dispositif de protection du parachute. De nombreuses simulations aérodynamiques et tirs expérimentaux ont été menés pour atteindre une structure de sabot bien adaptée. Cette nouvelle grenade satisfait toutes les spécifications mentionnées.

Enfin, les séquences d’images reçues peuvent être assemblées par les techniques de mosaïquage de l’ISL pour fournir une vue d’ensemble de la zone observée, comme sur l’image ci-dessous.

grenade1

Source: DGA, Institut de Recherche ISL

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4 commentaires

  1. Cela semble en effet assez intéressant. Mais finalement, n’est-il pas plus astucieux d’utiliser un mini drone? Sa charge utile est importante. De plus, on garde un aperçu de la situation. Certes, son autonomie est limité, mais il est possible de le récupérer facilement.
    Bref, bien que je trouve le concept de la grande optique excellent, je ne sais pas s’il survivra à l’arrivée des mini drone volant sur les théâtres.

    • OPTRO & DÉFENSE

      Les deux systèmes se complètent, dans le sens où la grenade de reconnaissance optique vient au secours d’une situation où aucun mini drone ne serait disponible. Cela permet de faciliter par exemple la progression d’une section d’infanterie de manière ponctuelle sans faire appel à des moyens très lourds en lui donnant le renseignement d’une situation cachée par une colline ou un bâtiment.

  2. Didier

    C’est dommage qu’elle retombe, car elle signale du coup la présence du curieux, d’autant qu’avec le parachute elle est bien visible. Sachant que de toutes façons on ne va pas aller la récupérer, on pourrait travailler sur un système d’acquisition plus rapide et se passer du parachute, voire lui faire traverser l’espace à couvrir plutôt que de la faire tomber au milieu. Sinon, l’image reconstituée présentée nécessite-t-elle un « puissant » ordinateur ou est-ce faisable sur un équipement tenant au creux de la main ?

  3. OPTRO & DÉFENSE

    Ce système semble avoir en effet été développé dans l’optique d’une utilisation « active ». Il existe d’autres systèmes type drone qui peuvent être plus discrets mais peuvent parfois nécessiter une mise en oeuvre plus complexe que celle de la grenade « Fire & Forget ».
    Les images sont, je l’espère, récupérées sur un système embarqué (peut être compatible avec le programme FELIN?) et sont exploitées rapidement pour agir, sans se soucier d’avoir été repéré.
    Ce sont les concepts d’emplois qui définissent les systèmes à déveloper qui doivent répondre à ce cahier des charges spécifique, ce que fait cette grenade de reconnaissance optique.

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